8 juin 15:06

La notion de productivité correspondant au rapport entre la production de biens et les moyens (humains, matériels, financiers et organisationnels) nécessaires à sa réalisation, elle constitue l’un des enjeux fondamentaux pour tout acteur de l’industrie. La maximiser est l’objectif permanent que se fixe n’importe quel industriel, quels que soient la nature de son activité et le type de bien qu’il produit. Parmi les principaux leviers mis en œuvre dans ce but, l’amélioration continue occupe indéniablement un statut prépondérant, dans la mesure, notamment, où elle vise une efficience, une praticabilité et une flexibilité optimales des processus. L’élimination des éléments générateurs d’inefficacité et l’évolution de la culture managériale en sont les axes majeurs.

Éliminer tout ce qui est susceptible de plomber la production


L’essence même de l’amélioration continue dans l’industrie et de l’une de ses méthodes les plus connues, le Lean Management en l’occurrence, réside dans l’élimination de tout ce qui peut contribuer de manière directe ou indirecte à altérer la production, sa fluidité et ses performances. Consultez notre article sur la mise en place du Lean Six Sigma.

Toute une organisation est ainsi mise en place pour faire la chasse aux facteurs indésirables, freins à la productivité. Il s’agit, pour la reprendre la terminologie japonaise, des :

- Muda (opérations sans valeur, gaspillages, stocks, corrections, retouches)

- Muri (excès, surcharges)

- Mura (variabilité, irrégularité).

Le but est donc d’avoir une production efficace, sans gâchis, au plus juste, sans interruptions non programmées, sans actions inutiles et permettant une automatisation et une standardisation optimales.

La recherche de la performance est omniprésente dans toute politique d’amélioration continue dans l’industrie. Elle englobe la productivité, mais aussi la qualité, les délais et les coûts, l’ensemble de ces aspects étant continuellement et graduellement perfectionnés afin de maximiser la valeur globale pour le client.

Pour cela, différents outils peuvent être déployés, à l’instar des 5S, de la VSM (Vale Stream Mapping – analyse de la chaîne de la valeur, des flux physiques et des temps d’écoulement de la production) et des indicateurs de performance (Key Performance Indicators) améliorant la réactivité face aux problèmes observés.

Un nécessaire changement de culture managériale


Pour que le processus d’amélioration continue porte ses fruits et soutienne véritablement la productivité, il est impératif d’adapter la manière avec laquelle on gère, encadre et dirige le personnel. C’est une culture managériale tout à fait différente qui est à promouvoir, s’appuyant sur le développement des compétences des collaborateurs, leur plus grande implication et l’incitation à améliorer leurs capacités en termes de résolution des problèmes.

Le dirigeant est donc appelé à faire preuve d’engagement personnel et d’exemplarité pour faire en sorte que le personnel soit parfaitement sensibilisé au rôle crucial de l’amélioration continue vis-à-vis de l’organisation.

Le dirigeant doit également assurer aux employés les moyens leur permettant d’être plus performants : moyens matériels, sources de motivation, etc.

L’objectif est aussi, pour le responsable, de montrer à son équipe qu’il est ouvert aux suggestions et initiatives pouvant émaner de cette dernière. De cette manière, il aura beaucoup plus de chances d’obtenir l’adhésion des employés à la démarche d’amélioration entreprise.

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